Nouvelle numérotation téléphonique nationale le 07 mars 2009 à 2h00 du matin

Posté par 24ss le 26 février 2009

Nouvelle numérotation téléphonique nationale le 07 mars 2009 à 2h00 du matin

 

http://www.riadlimouna.com/logos/Maroc_telecom_logo_svg.png

Pour le fixe :

http://www.lejdd.fr/images/200731/fixe.jpg  :-)

Ajoutez le chiffre 5 après le zéro.

Exemple : le 037 12 34 56 devient  05 37 12 34 56

Pour le mobile :

http://www.maisondugsm.com/images/tel/130x173/Ericsson_A_1018s.jpg ;-)

Ajoutez le chiffre 6 après le zéro.

Exemple  le 061 02 34 56 devient le 06 61 02 34 56

Pour téléphoner de l'étranger vers le Maroc : Composez après le 212 les chiffres 5 pour le fixe ou le 6 pour le mobile suivis du numéro d'appel à 8 chiffres.

Pout toute information complémentaire contactez le 108 pour le fixe, les 777   et 888 pour le mobile.

 

 

 

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DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol)

Posté par 24ss le 28 janvier 2009

DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol)    
1 - Définition

DHCP signifie Dynamic Host Configuration Protocol. Il s'agit d'un protocole qui permet à un ordinateur qui se connecte sur un réseau local d'obtenir dynamiquement et automatiquement sa configuration IP.

Le but principal étant la simplification de l'administration d'un réseau. On voit généralement le protocole DHCP comment distribuant des adresses IP, mais il a été conçu au départ comme complément au protocole BOOTP (Bootstrap Protocol) qui est utilisé par exemple lorsque l'on installe une machine à travers un réseau (on peut effectivement installer complètement un ordinateur, et c'est beaucoup plus rapide que de le faire en à la main). Cette dernière possibilité est très intéressante pour la maintenance de gros parcs machines.

Les versions actuelles des serveurs DHCP fonctionne pour IPv4 (adresses IP sur 4 octets). Une spécification pour IPv6 (adresses IP sur 16 octets) est en cours de développement par l'IETF.

2 - Références

Les incontournables RFCs :

- RFC951 : Bootp
-
RFC1497 : Options vendor extensions
-
RFC1541 : Définition du protocole Dhcp
-
RFC1542 : Interaction entre Bootp et Dhcp
-
RFC2131 : Complément à la Rfc 1541
-
RFC2132 : Complément aux options vendor extensions

Spécifications et API Java : dhcp.org
Le site de l'ISC : http://www.isc.org
Le site de Microsoft : BOOTP, DHCP, DNS servers (en anglais)

3 - Fonctionnement

DHCP fonctionne sur le modèle client-serveur : un serveur, qui détient la politique d'attribution des configurations IP, envoie une configuration donnée pour une durée donnée à un client donné (typiquement, une machine qui vient de démarrer). Le serveur va servir de base pour toutes les requêtes DHCP (il les reçoit et y répond), aussi doit-il avoir une configuration IP fixe. Dans un réseau, on peut donc n'avoir qu'une seule machine avec adresse IP fixe : le serveur DHCP. Le protocole DHCP s'appuie entièrement sur BOOTP : il en reprend le mécanisme de base (ordre des requêtes, mais aussi le format des messages). DHCP est une extension de BOOTP.

Quand une machine vient de démarrer, elle n'a pas de configuration réseau (même pas de configuration par défaut), et pourtant, elle doit arriver à émettre un message sur le réseau pour qu'on lui donne une vraie configuration. La technique utilisée est le broadcast : pour trouver et dialoguer avec un serveur DHCP, la machine va simplement émettre un paquet spécial, dit de broadcast, sur l'adresse IP 255.255.255.255 et sur le réseau local. Ce paquet particulier va être reçu par toutes les machines connectées au réseau (particularité du broadcast). Lorsque le serveur DHCP reçoit ce paquet, il répond par un autre paquet de broadcast contenant toutes les informations requises pour la configuration. Si le client accepte la configuration, il renvoit un paquet pour informer le serveur qu'il garde les paramètres, sinon, il fait une nouvelle demande.

Les choses se passent de la même façon si le client a déjà une adresse IP (négociation et validation de la configuration), sauf que le dialogue ne s'établit plus avec du broadcast.

4 - Les baux

Pour des raisons d'optimisation des ressources réseau, les adresses IP sont délivrées pour une durée limitée. C'est ce qu'on appelle un bail (lease en anglais). Un client qui voit son bail arriver à terme peut demander au serveur un renouvellement du bail. De même, lorsque le serveur verra un bail arrivé à terme, il émettra un paquet pour demander au client s'il veut prolonger son bail. Si le serveur ne reçoit pas de réponse valide, il rend disponible l'adresse IP. C'est toute la subtilité du DHCP : on peut optimiser l'attribution des adresses IP en jouant sur la durée des baux. Le problème est là : si toutes les adresses sont allouées et si aucune n'est libérée au bout d'un certain temps, plus aucune requête ne pourra être satisfaite.

Sur un réseau où beaucoup d'ordinateurs se connectent et se déconnectent souvent (réseau d'école ou de locaux commerciaux par exemple), il est intéressant de proposer des baux de courte durée. A l'inverse, sur un réseau constitué en majorité de machines fixes, très peu souvent rebootées, des baux de longues durées suffisent. N'oubliez pas que le DHCP marche principalement par broadcast, et que cela peut bloquer de la bande passante sur des petits réseaux fortement sollicités.

5 - Dynamique ou pas ?

Un serveur DHCP est censé fournir des adresses dynamiques (un même ordinateur peut recevoir successivement 2 adresses différentes), mais il peut fournir une adresse IP fixe à un client bien particulier. Ceci ne doit être utilisé que de manière modérée, sinon, le serveur DHCP ne sert à peu près plus à rien, mais cela peut se révéler utile pour fournir l'adresse IP au serveur TFTP qui va servir pour le boot à distance des machines.

6 - Les requêtes et les messages DHCP

On pourrait croire qu'un seul aller-retour peut suffire à la bonne marche du protocole. En fait, il existe plusieurs messages DHCP qui permettent de compléter une configuration, la renouveler… Ces messages sont susceptibles d'être émis soit par le client pour le ou les serveurs, soit par le serveur vers un client :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

La valeur entre parenthèses est utilisées pour identifier ces requêtes dans les messages DHCP. Voir les options DHCP.

La première requête émise par le client est un message DHCPDISCOVER. Le serveur répond par un DHCPOFFER, en particulier pour soumettre une adresse IP au client. Le client établit sa configuration, demande éventuellement d'autres paramètres, puis fait un DHCPREQUEST pour valider son adresse IP. Le serveur répond simplement par un DHCPACK avec l'adresse IP pour confirmation de l'attribution. Normalement, c'est suffisant pour qu'un client obtienne une configuration réseau efficace, mais cela peut être plus ou moins long selon que le client accepte ou non l'adresse IP ou demande des infos complémentaires…

Pour demander une nouvelle adresse, le chronogramme-type est le suivant :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Pour renouveler une adresse, le fonctionnement est le suivant (les 2 serveurs connaissent le client) :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP 

7 - Les messages DHCP

7.1 - Dialogue avec le serveur
 

Les messages DHCP sont transmises via UDP. Bien que peu fiable, ce protocole suffit au transport des paquets simples sur réseau local, et surtout il est très léger, donc intéressant pour les petits systèmes (du genre le micro bout de programme qui fait la requête DHCP lorsque le PC se met en route). De facto, DHCP fonctionne aussi en mode non connecté. Le client n'utilise que le port 68 pour envoyer et recevoir ses messages de la même façon, le serveur envoie et reçoit ses messages sur un seul port, le port 67.
 7.2 - Format de la trame BOOTP/DHCP
 

La trame DHCP est en fait la même que BOOTP, et a le format suivant (les chiffres entre parenthèses indique la taille du champ en octets) :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

- op : vaut 1 pour BOOTREQUEST (requête client), 2 pour BOOTREPLY (réponse serveur)
- htype : type de l'adresse hardware (adresse MAC, par exemple. Voir Rfc 1340

)

- hlen : longueur de l'adresse hardware (en octet). C'est 6 pour une adresse MAC
- hops : peut être utilisé par des relais DHCP
- xid : nombre aléatoire choisi par le client et qui est utilisé pour reconnaître le client
- secs : le temps écoulé (en secondes) depuis que le client a commencé sa requête
- flags : flags divers
- ciaddr : adresse IP du client, lorsqu'il en a déjà une
- yiaddr : la (future ?) adresse IP du client
- siaddr : adresse IP du (prochain) serveur à utiliser
- giaddr : adresse IP du relais (passerelle par exemple) lorsque la connexion directe client/serveur n'est pas possible
- chaddr : adresse hardware du client
- sname : champ optionnel. Nom du serveur
- ile : nom du fichier à utiliser pour le boot
- options : Champs réservé Rfc 2132. Dans une précédente RFC, la taille de ce champ était limitée (limité à 64 octets par exemple pour la première version de Bootp) ; maintenant, il n'y a plus de limitation. Dans tous les cas, un client DHCP doit être prêt à recevoir au minimum 576 octets, mais la possibilité lui est offerte de demander au serveur de restreindre la taille de ses messages.

 7.3 - Passage d'options
 

Le passage de paramètres (nom de la machine…) se fait par l'intermédiaires d'options. Les options sont documentées dans la Rfc 2132. Elles portent toutes un numéro qui les identifie. Par exemple, l'option 15 est celle qui permet de donner au client le nom de domaine du réseau. Il est bien entendu possible d'envoyer plusieurs options dans le même message DHCP ; dans tous les cas, que l'on ne transmette qu'une seule option utile ou plusieurs, on doit toujours finir la zone d'options par une option 255 (end). Le format des options est le suivant :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Le numéro de l'option n'est codé que sur 1 octet, donc il ne peut y avoir que 256 options possibles. L'octet 2 code la longueur du champ de données qui suit. Il ne tient donc pas compte des 2 octets de code d'option et de longueur.

Certaines options ne comportent pas de données complémentaires, comme l'option 255. Dans ce cas, il n'y a ni champ de longueur ni champ de données. Les messages DHCP vus dans le chapitre précédent

(DHCPACK…) sont tout simplement une option ! Il s'agit de l'option 53 qui comporte un champ de données de longueur 1 contenant le numéro identifiant la requête (1 pour DHCPDISCOVER…). Les 4 premiers octets du champ d'options doivent être initialisés respectivement avec les valeurs 99, 130, 83 et 99 (valeurs en décimal). Cette séquence est appelée le “magic cookie” (gateau magique en français).

Le client DHCP a la possibilité d'imposer au serveur DHCP une taille maxi pour le champ d'options (option 57). La conséquence d'une telle limitation est que le serveur peut manquer de place pour envoyer toutes les options souhaitées. Pour répondre à ce problème, le serveur est autorisé à utiliser les champs sname et file pour finir son envoi. Le client est averti de cet usage par un option 52 dans la zone d'options.

8 - Le serveur Dhcp

8.1 - Où trouver un serveur DHCP ?
 

L' Internet Software Consortium

développe un serveur DHCP pour le monde du logiciel libre. C'est le serveur DHCP le plus répandu, et celui qui “suit” au mieux les Rfcs. L'une des principales innovations est la possibilité de mettre à jour un DNS dynamiquement en fonction des adresses IP fournies par le serveur DHCP. Pour information, le première draft sur le DNS dynamique date de mars 1996… Microsoft a bien entendu son propre serveur DHCP pour Windows. Seule la version pour Windows 2000 Server permet de mettre à jour les DNS dynamiquement avec DHCP. Le reste de cette section traite de l'installation et de la configuration d'un serveur DHCP sous système Unix. L'exemple pris est celui d'un serveur fourni par l'ISC.
 8.2 - Compilation du serveur


 

La première étape de la réalisation d'un serveur DHCP est bien entendu sa compilation. Allez sur le site de l' ISC et téléchargez une version d'un serveur DHCP ou téléchargez simplement ma versionqui, bien que vieille, prend en charge la mise a jour de DNS. Copier le fichier dans un répertoire.

Décompressez l'archive : tar xzf dhcp-2.0b1pl6.tar.gz

Déplacez-vous dans le répertoire (commande cd), et tapez : ./configure

Cela va générer les fichiers Makefile correspondant à votre système. Tapez ensuite make pour compiler le serveur et enfin make install pour installer le serveur.

Avant de faire le ./configure, il est hautement recommandé de lire le fichier README qui explique comment installer correctement le serveur. Par exemple, pour ma version, tapez ./configure –with-nsupdate pour compiler le serveur avec le support Dynamic DNS update. make install copiera les fichiers perl dans le répertoire /usr/local/DHCP-DNS-0.52mdn.
 8.3 - Le fichier dhcpd.conf
 

Ce fichier est la base de la configuration du serveur. Par défaut, il se trouve dans le répertoire /etc/, mais vous pouvez le mettre n'importe où. il est composé de plusieurs sections, chacune limitée par des accolades { et } :

- des paramètres globaux qui s'appliquent à tout le fichier,
- shared-network,
- subnet,
- host,
- group.

Chaque section peut contenir des paramètres et des options.
Une section group peut contenir des sections host. Au début du fichier, on peut placer des paramètres globaux, comme par exemple la durée des baux, les adresses des DNS… Chaque ligne du fichier de configuration doit se terminer par un ;, sauf lorsqu'il y a une accolade. Les commentaires sont possibles en ajoutant un # en début de ligne.

 8.3.1 - Les paramètres globaux
 

Ils peuvent être un peu tout et n'importe quoi, pourvu qu'ils aient une signification applicable à toutes les déclarations du fichier. Par exemple, on peut redéfinir la durée des baux (max-lease-time et default-lease-time), empêcher le serveur de répondre à des requêtes venant d'hôtes non déclarés (deny unknown-clients;), indiquer le nom de domaine que les machines doivent utiliser, les serveurs DNS…

Voir un exemple

.
 8.3.2 - shared-network
 

Ce paramètre est utilisé pour regrouper plusieurs zones subnet lorsque ceux-ci concerne le même réseau physique. Les paramètres rentrés en début de zone seront utilisés pour le boot des clients provenant des sous-réseaux déclarés, à moins de spécifier pour certains hôtes de ne pas booter (zone host). Son utilisation se rapproche de celle de host ; il faut toutefois l'utiliser systématiquement que le réseau est divisé en différents sous-réseaux administrés par le serveur DHCP.

Syntaxe :

shared-network FOO-BAR
{
filename “boot”;

subnet 192.168.2.0 netmask 255.255.255.224
{
range 192.168.2.10 192.168.2.30;
}

subnet 192.168.2.32 netmask 255.255.255.224
{
range 192.168.2.40 192.168.2.50;
}

}
 8.3.3 - subnet
 

subnet permet de définir les sous-réseaux sur lesquels le serveur DHCP doit intervenir. C'est la partie la plus importante du fichier de configuration du serveur DHCP ; sans ça, votre serveur ne marchera jamais.

La syntaxe exacte pour cette zone est comme suit :

subnet numero_sous-reseau netmask netmask
{
[ paramètres globaux… ]
[ déclarations… ]
}

numero_sous-reseau et netmask sont donnés sous format adresse IP pointées. Un exemple se trouve juste au dessus, dans la partie décrivant la zone shared-network.

On peut bien entendu commencer la zone par des paramètres globaux qui ne seront appliqués que pour les ordinateurs de ce sous-réseau. Par exemple, le nom de domaine à appliquer sur ce sous-réseau (option domain-name). Ensuite, on peut ajouter des déclarations d'hôtes. Le paramètre global indispensable est :

range [ dynamic-bootp ] adresse_inferieure [ adresse_superieure ] qui définit la zone d'adresses IP (limitée par adresse_inferieure et adresse_superieure) que le DHCP peut distribuer. Plusieurs range peuvent se suivre. On peut ne pas spécifier d'adresse supérieure, cela revient à ne considérer qu'une seule adresse IP distribuable (celle indiquée, bien sûr). dynamic-bootp doit être mis pour indiquer que le DHCP doit répondre aux requêtes BOOTP en donnant une adresse de cette plage.
 8.3.4 - host
 

Ce mot permet de déclarer des machines que le DHCP doit connaître et leur appliquer une configuration particulière. Vous n'êtes pas obligé d'utiliser cette zone, mais elle est par exemple indispensable lorsque vous avez déclaré deny unknown-clients; en début de fichier pour empêcher le serveur DHCP de répondre à des requêtes provenant d'hôtes non déclarés.

host est utilisé de la façon suivante :

host nom
{
paramètres…
}

Un hôte peut être reconnu de deux façons : en utilisant son nom (le nom qui suit le mot clé host) ou en utilisant son adresse hardware (ethernet ou token-ring). Dans ce dernier cas, il faut ajouter une ligne dans la déclaration host : hardware ethernet|token-ring adresse-hardware;. Il est fortement recommandé d'authentifier les ordinateurs à partir de leur adresse hardware plutôt que leur nom, surtout qu'il sont supposés ne pas posséder de véritable nom Internet et que l'on peut redéfinir ce nom.

Un point important : c'est dans une déclaration host que l'on décide d'attribuer une adresse fixe ou non à un hôte. Il suffit alors d'utiliser une ligne comme celle-ci : fixed-address 192.168.2.4;. ATTENTION ! Toute adresse IP attribuée de manière fixe ne doit pas faire partie des zones d'adresses IP déclarées avec range… (zone subnet).
 8.3.5 - group
 

Cette zone est simplement utilisée pour rassembler plusieurs déclarations (de toute sorte, y compris d'autres déclarations group) pour leur appliquer des différents paramètres. Exemple :

group
{
option domain-name “bar.org”;
option routers 192.168.1.254;

host foo1
{

}

host foo2
{

}

}
 8.3.6 - Les options
 

Les paramètres qui doivent commencer avec option sont les options définies dans la Rfc 2132. Il y en a environ 60 définies dans la Rfc, mais le serveur peut en gérer jusqu'à 254 (les options 0 et 255 sont réservées). Pour trouver les options possibles et leur nom, vous pouvez consulter le fichier common/tables.c des sources du serveur. ATTENTION ! les noms des options peut varier d'une version de serveur à une autre.

Le format des valeurs des options est donné dans ce même fichier au début (”format codes:”). Les options plus utiles sont les suivantes :

- subnet-mask (option 1) qui indique le masque de sous-réseau pour la configuration IP,
- routers (option 3) qui indique les routeurs à utiliser,
- domain-name-servers (option 6) qui indique les DNS à utiliser. On peut aussi bien donner le nom que l'adresse IP (!)
- host-name (option 12) qui indique au client quel nom d'hôte il doit prendre,
- domain-name (option 15) qui fournit au client le nom du domaine arpa dans lequel il se trouve,
- broadcast-address (option 28) qui indique l'adresse de broadcast en vigueur sur le réseau,
- dhcp-lease-time (option 51) qui indique au client la durée de validité du bail.
- D'autres options (60 en particulier) permettent de personnaliser les messages DHCP circulant sur le réseau.

 8.3.7 - Exemple de fichier dhcpd.conf


 - max-lease-time 240;
- default-lease-time 240;
- deny unknown-clients;
- option domain-name “bar.com”;
- option domain-name-servers foo1.bar.com, foo2.bar.com;

subnet 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0
{
range 192.168.1.2 192.168.1.100;
range 192.168.1.110 192.168.1.254;
option broadcast-address 192.168.1.255;
}

group
{
option routers 192.168.2.101;

host foo3
{
hardware ethernet 00:c0:c3:11:90:23;
option host-name pc3;
}

host foo4
{
hardware ethernet 00:c0:c3:cc:0a:8f;
fixed-address 192.168.1.105;
}

}

host foo5
{
hardware ethernet 00:c0:c3:2a:34:f5;
server-name “bootp.bar.com”;
filename “boot”;
}

Explications :

Les cinq premières lignes définissent les paramètres globaux. Les 2 premiers concernent les baux (leases). La ligne suivante dit au serveur de ne pas répondre aux requêtes DHCP venant d'hôtes qu'il ne connaît pas (i.e. non définis dans dhcpd.conf). On définit enfin les paramètres du domaine du réseau (nom de domaine et serveurs DNS).

On définit ensuite le sous-réseau sur lequel le serveur DHCP est censé intervenir : c'est la ligne “subnet…”. Dans ce sous-réseau, on dit au serveur de ne fournir des adresses IP que dans les plages d'adresses définies par les lignes “range…”. la dernière ligne de la section définit l'adresse de broadcast à utiliser sur le sous-réseau.

On crée ensuite un groupe dont le but est uniquement de fournir des adresses de passerelles à des machines bien déterminées (par leur adresse MAC). On remarque que foo4.bar.com obtiendra une adresse IP fixe.

foo5, enfin, sera une machine qui bootera à travers le réseau, en se connectant au serveur TFTP bootp.bar.com, et booter avec le fichier boot.
 8.4 - Lancer le démon dhcpd
 

Pour lancer le serveur, il faut d'abord être root sur le système. Il suffit ensuite de taper la commande suivante :

dhcpd -lf fichier_de_leases -cf fichier_de_config adpateur1 adapteur2…

le serveur DHCP va alors se lancer sur les adaptateurs réseau adapteur1, adapteur2…, en trouvant sa configuration dans le fichier fichier_de_config et en utilisant le fichier fichier_de_leases pour stocker ses baux. Sans tous les arguments, le serveur DHCP va aller chercher ses fichiers dans des emplacements déterminés au moment de la compilation, dans le fichier includes/dhcpd.h et utiliser eth0 comme interface par défaut. Vous pouvez bien entendu modifier tout ça.

 
 8.5 - Exécuter le démon à chaque démarrage (pour Linux)
 

Pour lancer le démon au démarrage de votre machine, il faut d'abord placer un script shell de lancement du démon dans le répertoire /etc/rc.d/init.d/. Ce script va en fait gérer le démarrage et l'arrêt de dhcpd. Ce fichier n'est hélas par fourni avec les archives de l'ISC. Vous pouvez le créer vous même en vous inspirant des autres scripts figurant dans le répertoire ou simplement reprendre:

 

# Source networking configuration.
. /etc/sysconfig/network

# Check that networking is up.
[ ${NETWORKING} = “no” ] && exit 0

[ -f /usr/sbin/dhcpd ] || exit 0
[ -f /etc/dhcpd.conf ] || exit 0
[ -f /var/dhcpd/dhcpd.leases ] || touch /var/dhcpd/dhcpd.leases

# See how we were called.
case “$1″ in
start)
# Start daemons.
echo -n “Starting dhcpd: “
daemon /usr/sbin/dhcpd -lf /var/dhcpd/dhcpd.leases -cf /etc/dhcpd.conf eth0
touch /var/lock/subsys/dhcpd
;;
stop)
# Stop daemons.
echo -n “Shutting down dhcpd: “
killproc dhcpd
echo
rm -f /var/lock/subsys/dhcpd
;;
restart)
$0 stop
$0 start
;;
status)
status dhcpd
;;
*)
echo “Usage: dhcpd {start|stop|restart|status}”
exit 1
esac

exit 0

Faites un chmod 755 dhcpd pour mettre les bons droits.

Il faut maintenant dire à GNU/Linux d'exécuter ce script au démarrage. Cela se fait en créant des liens symboliques dans les répertoires /etc/rc.d/rcx.d/ avec x un entier correspondant au runlevel auquel le démon doit être lancé. Faites simplement chkconfig –add dhcpd, cela va créer les liens symboliques pour vous.

Vous pouvez maintenant redémarrer votre ordinateur, le serveur DHCP sera lancé automatiquement.

ATTENTION ! Il se peut que linuxconf prenne le contrôle du serveur DHCP. Si vous voulez garder indéprendante la gestion de votre serveur DHCP (comme c'est par exemple le cas pour moi car j'ai modifié la script /etc/rc.d/init.d/dhcpd), désactivez la prise en charge de dhcpd dans linuxconf.
 8.6 - Documentation
 

La commande make install a dû installer sur votre système les manuels du serveur. Pour y accéder, tapez simplement :

- man dhcpd pour connaître le fonctionnement du démon dhcpd,
- man dhcpd.conf pour savoir comment écrire et configurer le fichier dhcpd.conf,
- man dhcpd.leases pour avoir des informations sur les baux du serveur DHCP.

Cette doc n'est toutefois ni très simple ni complète. Les options ne sont par exemple pas détaillées. La meilleure documentation est finalement de loin la Rfc qui pour une fois a la bonne idée d'être claire et concise.

9 - Configuration des clients

Vous devez aller dans la configuration TCP/IP, enlever tout ce qu'il y a concernant l'IP, le masque de sous réseau, DNS, passerelle et juste dire que vous voulez une configuration dynamique (DHCP). Relancez vos services réseaux, la méthode la plus simple et la plus bestiale étant le “reboot”, et voilà. Une fois le système remonté, vous devez avoir hérité d'une configuration automatique.
 9.1 - Tout pour contrôler, réparer etc
 

Dans cette partie nous verrons, suivant le système employé,

-

Windows 95/98
-

Windows NT4/2000/Xp
-

Linux (Mandrake 9)

quels sont les outils pour contrôler l'état du client DHCP. Je demande aux utilisateurs de Be/OS, de MAC/OS et de tous ceux que j'oublie, de bien vouloir m'excuser de ne pas leur apporter mon soutien. J'ai déjà dans mon petit bureau (4 M2) trois PC dont un sur lequel sont installés trois systèmes, je n'ai plus de place…
 9.2 - Windows 95/98


 9.2.1 - Configuration
 

Par le panneau de configuration, icône “réseau”, cliquez sur “TCP/IP -> . L'adresse IP doit être configurée dynamiquement, c'est d'ailleurs le choix par défaut à l'installation.
 9.2.2 - Vérification
 

Si vous avez un bail en cours de validité, la commande “winipcfg” vous affiche les choses suivantes:

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

ATTENTION! Windows 95 et 98 installent également le client PPP dont nous n'avons rien à faire… Ce client apparaît également dans la liste des interfaces réseau.
Vérifiez bien que vous pointez sur votre carte Ethernet et pas sur le client PPP…

Si vous cliquez sur le bouton “Plus d'info>>”:

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Ici, c'est le bouton “Renouveler” qui sera votre seul secours en cas de problèmes. Notez que les rubriques “Bail obtenu” et “Expiration du bail” contiennent des valeurs calculées par votre machine. Le serveur DHCP ne donne que la durée.

 
 9.3 - Windows NT4/2000/XP


 9.3.1 - Configuration
 

La configuration se fait dans le panneau de configuration, icône “réseau”, onglet “protocoles”, puis “propriétés” de TCP/IP. Là, vous avez indiqué que la carte doit recevoir une adresse IP dynamiquement.
 9.3.2 - Vérification
 

Tapez dans une console, la commande “ipconfig”

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Votre adresse doit être affichée. Si vous voulez tous les détails, utilisez la commande “ipconfig /all”:

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

La commande “ipconfig” permet également:

- De résilier le bail: “ipconfig /release”
- De renouveler le bail: “ipconfig /renew”

C'est cette commande qui est à utiliser pour essayer de récupérer une adresse IP lorsque vous avez des problèmes.

Notes :

- Les rubriques “Bail obtenu” et “Expiration du bail” contiennent des valeurs calculées par votre machine. Le serveur DHCP ne donne que la durée.
- La commande en mode graphique “winipcfg” n'existe pas nativement sous Windows NT mais vous pouvez la récupérer dans le kit de ressources techniques (téléchargeable sur le site MS en cherchant bien :-). N'essayez pas d'utiliser celle de Windows 95/98, les dll winsock32 utilisées ici ne sont pas compatibles.

 
 9.4 - Linux


 9.4.1 - Configuration
 

Avec cet OS c'est beaucoup plus compliqué, parce qu'il y a beaucoup plus de configurations possibles. La configuration utilisée dans l'exposé est la suivante:

- Un portable Compaq équipé d'une carte réseau D-LINK PCMCIA
MANDRAKE 8.2
Eth0 et configurée avec DHClient.

Notez que DHClient n'est pas le seul client possible. Vous pouvez parfaitement le remplacer par PUMP, DHCPXD ou par DHCPCD. Tous ces clients sont disponibles dans la distribution Mandriva (anciennement Mandrake), qui installe d'ailleurs DHCPCD par défaut, et non pas celui que j'utilise.

- DHCPCD semble avoir la préférence du distributeur. Je n'ai jamais rencontré de problèmes avec, mais je ne l'utilise normalement pas pour la raison suivante: Son paramétrage ne se fait que par la ligne de commande, ce qui oblige à aller modifier des scripts pas toujours faciles à trouver si l'on veut par exemple utiliser son propre DNS à la place de celui proposé dans le bail.
- PUMP Fonctionne également sans problèmes, il dispose d'un fichier de configuration /etc/pump.conf dans le quel on peut par exemple spécifier très simplement que l'on ne veut pas modifier le paramétrage du DNS avec l'information récupérée par DHCP. (Le ou les DNS sont inscrits dans le fichier /etc/resolv.conf).
- Je n'ai pas vraiment étudié DHCPXD qui fonctionne lui aussi sans difficultés. Il dispose d'un répertoire /etc/dhcpxd dans lequel vous trouverez quelques fichiers qui vous donneront toutes les indications sur le bail en cours.

DHCLIENT a ma préférence. Il est écrit par

ISC

(les auteurs de BIND le fameux DNS et DHCPD lque nous utilisons ici, c'est dire qu'ils savent de quoi ils parlent :). Ce client cumule à mon sens tous les avantages:

- Un fichier de configuration /etc/dhclient.conf sans doute encore plus performant que celui de PUMP. Notez que ce fichier n'existe pas dans la distribution Mandriva, il vous faudra éventuellement le créer si vous ne voulez pas vous contenter du fonctionnement par défaut.
- Des scripts optionnels exécutés automatiquement avant l'obtention du bail et après l'obtention du bail, avec à disposition des variables contenant toutes les informations recueillies par le client auprès du serveur. Très pratique par exemple pour vous envoyer par mail l'adresse courante de votre machine si celle-ci change; dans le cas par exemple où vous avez besoin de vous y connecter à distance par telnet ou ssh.
- Il tient un historique des baux obtenus dans le fichier /var/lib/dhcp/dhclient.leases

Son seul inconvénient est sa richesse. Il n'est pas le plus facile à mettre en oeuvre.
 9.4.2 - Vérifiez l'état de votre connexion
 

Dans /etc/sysconfig/network-scripts, il y a un fichier intitulé : ifcfg-eth0. Il doit contenir au moins ces lignes :

DEVICE=”eth0″
BOOTPROTO=”dhcp”
IPADDR=”"
NETMASK=”"
ONBOOT=”yes”

C'est assez parlant pour ne pas nécessiter d'explications particulières.

La commande “ifconfig eth0″ devrait vous donner quelque chose comme ceci :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Si rien n'apparaît, c'est que votre interface n'est pas activée. Essayez alors ifup eth0 :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Cette commande affiche l'état de Eth0, mais elle ne donne pas toutes les informations que l'on obtient sous Windows avec winipcfg ou ipconfig. Si vous voulez tout savoir, il faut aller dans le répertoire “/var/lib/dhcp” et regarder le fichier dhclient.leases. Celui-ci contient l'historique des dialogues DHCP :

lease
{
interface “eth0″;
fixed-address 192.168.0.8;
option subnet-mask 255.255.255.0;
option routers 192.168.0.253;
option dhcp-lease-time 3600;
option dhcp-message-type 5;
option domain-name-servers 192.168.0.253;
option dhcp-server-identifier 192.168.0.253;
option domain-name “maison.mrs”;
renew 2 2002/12/10 08:49:42;
rebind 2 2002/12/10 09:14:05;
expire 2 2002/12/10 09:21:35;
}

Notez que ce fichier peut être beaucoup plus long. Cherchez dedans le dernier bail obtenu. Constatez que vous avez bien la trace de toutes les informations que notre serveur DHCP est capable d'envoyer à ses clients.

 
 9.4.3 - Particularités du client DHClient
 

Grâce aux informations conservées dans ce fichier dhclient.leases, ce client adopte un comportement un peu particulier, que l'on ne retrouve pas dans celui de Microsoft, par exemple.

Lorsqu'un hôte a obtenu un premier bail de la part du DHCP, l'adresse du serveur DHCP est conservée et, même après extinction et redémarrage de l'hôte au bout d'un temps bien supérieur à la durée de son bail, le client commencera par envoyer directement un DHCP request au serveur qu'il connaît. Cette particularité peut dérouter lorsque l'on espionne les dialogues DHCP sur le réseau.

10 - Savoir “Sniffer”

Un “sniffer” n'est pas un outil pour se “shooter”, mais pour analyser les données qui se trimbalent sur le réseau. C'est un outil d'administrateur, qui est capable du meilleur comme du pire. Si vous voulez jouer avec, il en existe un tout à fait convenable et gratuit, aussi bien en version Linux que Windows, c'est Ethereal.
Il nécessite l'installation de la librairie libpcap, disponible elle aussi sous Linux comme sous Windows.

Nous allons juste ici analyser une capture de trames correspondant au dialogue DHCP, et constater que, lorsque ça va bien, ça se passe comme c'est dit dans les livres, ce qui est un peu réconfortant.

La manipulation est faite avec un client sous Windows XP.
 10.1 - En-têtes de trames
 

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

1 - Notre client se réveille, il n'a pas d'IP et utilise 0.0.0.0 pour faire un “broadcast général (255.255.255.255)”. C'est le DHCP Discover.
2 - Notre serveur DHCP, qui a l'intention d'offrir à ce client l'IP 192.168.0.9, fait un ping sur cette adresse, histoire de voir si elle est réellement disponible sur le réseau.
3 - Comme il ne reçoit pas de réponse à son ping, il offre cette adresse au client.
4 - Le client fait alors un DHCP Request
5 - Le serveur accepte
6 - Le client fait un broadcast ARP pour vérifier de son côté que l'IP 192.168.0.9 n'est pas dupliquée sur le réseau.
7 - idem
8 - idem
9 - Là, commence le verbiage propre aux réseaux Microsoft…

Note à propos du ping :.
Ce ping fait “perdre” une seconde au processus d'attribution d'un bail. En effet, le serveur attend pendant une seconde une éventuelle réponse. Si vous êtes absolument sûr de votre réseau, vous pouvez désactiver ce ping dans le fichier de configuration de DHCPd, mais je ne vous le conseille pas.

10.2 - Détail des trames
 

Ce qui suit représente l'interprétation exhaustive des trames par le “sniffer”. Il est évident qu'en lecture directe sur le réseau, on ne verrait qu'une suite d'octets difficilement interprétable par l'esprit humain.

La lecture en est certes un peu fastidieuse, mais elle est riche d'enseignements… Les points les plus importants sont marqués en gras.
 10.2.1 - Le DHCP Discover
 

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

 10.2.2 - Un petit ping…
 

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Pas de réponse au ping, on peut continuer tranquille…

10.2.3 - Offre d'un nouveau bail
 

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Le serveur DHCP vient de proposer une configuration au client.

10.2.4 - Demande du Bail de la part du client
 

Il faut aussi, maintenant que le client fasse une demande explicite pour ce bail. N'oublions pas qu'il pourrait y avoir plusieurs DHCP qui répondent, il faut donc qu'il y ait une confirmation au serveur choisi par le client.

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

C'est presque fini, il ne reste plus au serveur qu'à confirmer l'attribution de ce bail.

 
 10.2.5 - Le serveur est d'accord
 

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Pas besoin de regarder de près ce qu'il se passe dans les broadcasts ARP que le client fait par la suite.

10.3 - Notes supplémentaires


 10.3.1 - Duplication d'adresse
 

Que se serait-il passé, si l'adresse proposée par le serveur (ici 192.168.0.9) avait été déjà utilisée par un autre noeud du réseau ?

Je ne vous assommerai pas encore une fois avec un sniff, croyez-moi sur parole, j'ai fait la manip pour vérifier.

Dans ce cas, le serveur recevra un “echo reply” de la part du noeud utilisant cette IP et ne répondra pas au Discover. Le client, ne recevant pas de réponse, enverra un nouveau discover et le serveur lui proposera une autre IP.
 10.3.2 - Pas de réponse
 

Et si le client qui a pris l'IP 192.168.0.9 ne répond pas aux pings ?

Ce sera la catastrophe annoncée. Le bail sera alloué et il y aura une duplication de l'IP sur le réseau. Mais les broadcast ARP fait par le client qui a reçu l'IP dupliquée mettra à jour cette duplication et la configuration échouera.

Cette situation ne devrait pas se produire sur un réseau proprement configuré. Elle ne devrait apparaître que s'il y a un utilisateur malveillant sur le réseau, qui force une configuration statique quand il ne le faut pas et qui bloque volontairement les échos ICMP.

Pour ceux qui n'ont pas peur de se plonger dans les Rfcs, vous trouverez celle qui traite du protocole Dhcp la Rfc 2131.
 10.4 - Renouvellement d'un bail en cours de validité
 

Lorsque la durée du bail est inférieure à ” l'uptime” du client, autrement dit, si votre client reste connecté plus longtemps que la durée de validité de son bail, il va devoir le renouveler.

Pour visualiser cette procédure, nous faisons un petit test, en diminuant la durée de vie du bail à quatre minutes, et nous sniffons :
 10.4.1 - Quand ça se passe bien…
 

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Ca semble suffisamment parlant, au bout d'environ 120 secondes, soit 50% de la durée de vie du bail, le client essaye de le renouveler. Ca se passe bien, puisque le serveur répond toute de suite et ça repart pour 4 minutes. Inutile de regarder le détail des trames.

10.4.2 - Et quand ça se passe mal
 

Nous allons faire la même chose, mais en simulant une panne de serveur DHCP :

 TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4 TCPIP

Mais elle aurait pu mal finir, si ça avait été une bonne, vraie, grosse panne du serveur. En effet, une fois le bail expiré, le client perd bel et bien son IP et est éjecté de fait du réseau… Du temps où les câblés Wanadoo fonctionnaient sur ce système, ils n'ont pas manqué d'assister quelques fois à ce désolant spectacle.

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Le protocle TCP/IP et internet

Posté par 24ss le 28 janvier 2009

Le protocle TCP/IP et internet    
Introduction

Quelques mots sur le protocole TCP/IP.

TCP/IP est un ensemble de logiciels développés au fil des années (à partir des années 70 déjà) qui constituent un “langage universel” de communication informatique à travers le monde. Le protocole devait posséder les qualités suivantes :

  1. une bonne reprise après panne
  2. la capacité à gérer un taux élevé d'erreurs
  3. une faible surcharge des données
  4. la capacité de se prolonger sans difficultés dans des sous-réseaux
  5. l'indépendance par rapport à un fournisseur particulier ou un type de réseau

A partir du 1er janvier 1983, seuls les paquets TCP/IP ont été transmis sur le réseau Arpanet (précurseur d'Internet). 1983 est donc en quelque sorte l'année de naissance d'Internet.

Il faut encore rajouter que TCP/IP se compose de deux protocoles distincts, IP et TCP, dont j'explique plus loin les rôles respectifs.

Le protocole IP

Le Protocole Internet ou IP (Internet Protocol) est la partie la plus fondamentale d'Internet. Si vous voulez envoyer des données sur internet, vous devez les “emballer” dans un paquet IP. Je parlerai plus loin de ces paquets IP. Il faut savoir pour l'instant que ces derniers ne doivent pas être trop gros; la plupart du temps, ils ne peuvent pas contenir toute l'information qu'on voudrait envoyer sur Internet, et cette dernière doit par conséquent être fractionnée en de nombreux paquets IP.

 

Les paquets IP, outre l'information, sont constitués d'un en-tête contenant l'adresse IP de l'expéditeur (votre ordinateur) et celle du destinataire (l'ordinateur que vous voulez atteindre), ainsi qu'un nombre de contrôle déterminé par l'information emballée dans le paquet : ce nombre de contrôle, communément appelé en-tête de total de contrôle, permet au destinataire de savoir si le paquet IP a été “abîmé” pendant son transport.

L'adresse IP

Une des choses les plus intéressantes du protocole TCP/IP est d'avoir attribué un numéro fixe, comme un numéro de téléphone, à chaque ordinateur connecté sur Internet; ce numéro est appelé l'adresse IP. Dans le cadre du standard actuel - IPV4 -, les adresses sont codés sur 32 bits. Ainsi, tout ordinateur sur Internet, par exemple le vôtre lorsque vous vous connectez par l'entremise de votre provider, se voit attribuer une adresse de type a.b.c.d (où a,b,c,d sont des nombres compris entre 0 et 255), par exemple 202.15.170.1. Dès ce moment, vous êtes le seul au monde à posséder ce numéro, et vous y êtes en principe directement atteignable.

 

Un rapide calcul vous montre qu'il y a, en théorie, un maximum de 2564 = 4'294'967'296 adresses possibles, ou, en d'autres termes, d'ordinateurs directement connectables, ce qui est plus que suffisant même à l'échelle mondiale (du moins à l'heure actuelle !). En fait, il y a beaucoup moins d'adresses que ce nombre impressionnant, car de nombreux numéros IP ne sont pas autorisés ou sont utilisés à des fins “techniques”.

Pour l'ordinateur, cette adresse IP est codée en binaire (4 x 8 bits = 32 bits). Par exemple,

 

202 15 170 1

Il est clair que pour nous les humains, il est plus facile de retenir 202.15.170.1 que 11001010000011111010101000000001 !

Les différents types de réseaux

L'adressage a été structuré logiquement dans une architecture de réseaux et de sous-réseaux. N'importe qui ne peut s'approprier librement une adresse IP : ces dernières sont régies par un organisme international, l'Internic, qui délivre les différentes adresses ou plutôt les classes de réseaux.

  • Dans un réseau de classe A, l'Internic fixe les 8 premiers bits (dits bits de poids fort) sous la forme 0xxxxxxx; les 24 autres bits sont laissés à l'administration de l'acquéreur du réseau de classe A. Dans un tel réseau, les adresses IP sont donc de type F.b.c.d où F (fixé par L'Internic) va de 0 à 126, les valeurs b, c et d étant laissées librement administrables par l'acquéreur. De grandes sociétés ont ce type de réseau; par exemple, Hewlett-Packard possède le réseau 16.b.c.d (qu'on note aussi 16.0.0.0). Vous noterez que seuls 127 réseaux de ce type sont disponibles.  
  • Dans un réseau de classe B, l'Internic fixe les 16 premiers bits sous la forme 10xxxxxx yyyyyyyy, ce qui donne des réseaux de type F.G.0.0 où F (128-191) et G (0 à 255) sont fixés par le NIC.  
  • Dans un réseau de classe C, l'Internic fixe les 24 premiers bits sous la forme 110xxxxx yyyyyyyy zzzzzzzz, ce qui donne des réseaux de type F.G.H.0 où F (192-223), G et H (0-255) sont fixés par le NIC.  
  • Tout le réseau 127.0.0.0 (qu'on peut voir comme un réseau de classe A) n'est pas attribué par l'Internic, car l'adresse 127.0.0.1, dite adresse de boucle, est réservée à des fins techniques. Dommage, car 24 millions d'adresses sont ainsi perdues !  
  • De plus, l'Internic n'attribue pas non plus certains réseaux qui sont laissés à des fins privées. Ces plages d'adresses généralement non routées par les fournisseurs d'accès, en d'autres termes des plages attribuables tout à fait légalement pour des réseaux internes, vont

    de 10.0.0.0 à 10.255.255.255
    de 172.16.0.0 à 172.31.255.255
    de 192.168.0.0 à 192.168.255.255


    Typiquement, si vous créez votre propre réseau local en TCP/IP, vous utiliserez pour vos ordinateurs ce type d'adresses.

Il me faut encore rajouter que certaines adresses d'un réseau quelconque ne sont pas attribuables à un ordinateur précis, mais joue un rôle “technique” dans TCP/IP.

 

Prenons l'exemple d'un réseau de classe C comme 192.168.0.x, x pouvant varier entre 0 et 255.
Cette plage d'adresses doit être indiquée de manière officielle, et on utilise pour cela l'adresse générale 192.168.0.0, ce qui veut dire “toutes les adresses comprises entre 192.168.0.0 et 192.168.0.255″. Remarquez que cela signifie que vous ne pourrez jamais attribuer l'adresse 192.168.0.0 à un ordinateur précis, puisque cette dernière fait référence à tout le réseau.

 

Il existe une autre adresse IP réservée : l'adresse de diffusion (broadcast). C'est la dernière adresse du sous-réseau, dans notre cas 192.168.0.255. Il s'agit de l'adresse que vous utilisez pour diffuser un message vers chaque ordinateur du sous-réseau concerné.

 

Finalement, vous devez réserver une adresse IP du routeur par défaut (gateway) : c'est l'adresse “passerelle” qui permettra à des paquets IP de “quitter” votre sous-réseau.

La subdivision en sous-réseaux

Comment un ordinateur transmet-il l'information (les paquets IP) à son destinataire ? Une partie de la réponse se trouve dans le fonctionnement du protocole IP.

 

Généralement, un ordinateur ne peut transmettre directement un paquet IP qu'à un ordinateur situé sur le même sous-réseau. Par exemple, un ordinateur possédant l'adresse IP 192.168.0.2 pourra directement envoyer de l'information à un ordinateur “voisin” d'adresse 192.168.0.20, mais il ne pourra pas le faire avec un ordinateur d'adresse 194.38.175.55. Pour simplifier, on dira en première approche qu'un ordinateur ne peut communiquer directement qu'avec un ordinateur possédant les trois premiers nombres de l'adresse IP identiques. Cette remarque n'est malheureusement pas théoriquement juste (même si en pratique, c'est assez souvent le cas pour des réseaux simples). En fait, c'est le concept de masque de sous-réseau qui définit ce qu'un ordinateur peut “voir” ou ne pas voir.

 

Le masque de sous-réseau que vous avez peut-être eu l'occasion d'utiliser, si vous utilisez TCP/IP pour un réseau local, est 255.255.255.0. Ce masque veut dire que l'ordinateur concerné peut “voir” (ou communiquer avec) tous les ordinateurs possédant les trois premiers nombres de l'adresse IP identiques, comme je l'ai indiqué à l'exemple précédent. Comment fonctionne ce système à première vue aussi compliqué ?

 

En fait, admettons que l'ordinateur A d'adresse IP 199.34.57.10 veuille envoyer un paquet IP à l'ordinateur B d'adresse IP 199.34.57.20. A priori, A ne sait pas s'il peut communiquer directement avec B. Pour cela, il utilise le masque de sous-réseau 255.255.255.0 qu'on lui a imposé. Il “convertit” le tout en binaire, ce qui donne :

11111111 11111111 11111111 00000000 masque sous-réseau
11000111 00100010 00111001 00001010 adresse de A
11000111 00100010 00111001 00010100 adresse de B

 

L'ordinateur A doit s'assurer que partout où le masque de sous-réseau a une valeur de 1, la valeur binaire de son adresse IP corresponde à celle de B. Dans l'exemple ci-dessus, il n'est pas difficile de voir que c'est le cas; finalement, les 8 derniers bits de valeur 0 indiquent que le dernier nombre de l'adresse IP est indifférent pour A : ce dernier verra donc tous les ordinateurs d'adresse 199.34.57.x, x étant compris entre 0 et 255.

 

Cet exemple paraît trivial, pourtant de nombreux réseaux comportent des masques de sous-réseaux moins compréhensibles (pas uniquement des 0 et des 255), comme par exemple 255.255.255.224. Si vous refaites le même raisonnement, vous verrez qu'avec un tel masque, l'ordinateur 192.168.0.2 ne peut directement communiquer avec l'ordinateur 192.168.0.100 ! En fait, les 256 adresses de ce réseau de classe C seront comme subdivisées en 8 sous-réseaux de 32 ordinateurs.
Ainsi, les ordinateurs 192.168.0.0 à 192.168.0.31 pourront communiquer entre eux, de mêmes que les ordinateurs 192.168.0.32 à 192.168.0.63,

les ordinateurs 192.168.0.64 à 192.168.0.95,
les ordinateurs 192.168.0.96 à 192.168.0.127,
les ordinateurs 192.168.0.128 à 192.168.0.159,
les ordinateurs 192.168.0.160 à 192.168.0.191,
les ordinateurs 192.168.0.192 à 192.168.0.223,
et les ordinateurs 192.168.0.224 à 192.168.0.255,

mais ces sous-réseaux ne pourront pas communiquer directement entre eux.

 

Cette subdivision d'un réseau de classe C en plusieurs sous-réseaux peut être utile pour un fournisseur d'accès. Vous pouvez calculer aisément les masques de sous-réseaux suivants selon le nombre de sous-réseaux que vous souhaitez créer.

 

nombre de sous-réseaux IP par sous-réseau masque de sous-réseau

 

En fait, nous avons vu au paragraphe précédent que pour chaque sous-réseau il faut déduire trois adresses IP non attribuables à un ordinateur :

  1. l'adresse de sous-réseau (généralement le premier IP du sous-réseau), par exemple a.b.c.0 pour un réseau composé d'un seul sous-réseau, ou a.b.c.64 pour le troisième sous-réseau d'un réseau divisé en 8 sous-réseaux.
  2. l'adresse de diffusion (généralement le dernier IP du sous-réseau), par exemple, en reprenant les deux exemples précédents, a.b.c.255 ou a.b.c.95.
  3. l'adresse du routeur par défaut dont je parle un peu plus loin, par exemple a.b.c.1 ou a.b.c.65.

Chaque sous-réseau “perd” donc trois adresses IP; il s'ensuit qu'une subdivision excessive d'un réseau n'est pas avantageuse (on divise rarement au-delà de 8 sous-réseaux).

Le routage des paquets IP et le protocole TCP

Revenons à notre ordinateur A d'adresse 192.168.0.2 (mettons-lui un masque de sous-réseau de 255.255.255.0). Admettons qu'il veuille envoyer un paquet IP à ordinateur B d'adresse 192.170.0.4. En utilisant le masque de sous-réseau, A comprend qu'il ne peut atteindre directement B. Que fait-il donc ? Il envoie sans réfléchir le paquet IP à l'adresse du routeur par défaut (disons que ce dernier a été défini comme 192.168.0.254).

 

Qu'est-ce que ce routeur ? Le routeur est une machine pouvant “jouer sur plusieurs sous-réseaux” en même temps. Typiquement, si on utilise un ordinateur, ce dernier possèdera deux cartes réseaux (ou plus), l'une connectée sur l'un des sous-réseaux (dans notre cas, disons qu'elle possède l'adresse 192.168.0.254), l'autre connectée sur l'autre sous-réseau (disons 192.170.0.192). S'il utilise le bon logiciel, un tel ordinateur est capable de faire transiter des paquets IP du réseau 192.168.0.0 vers le réseau 192.170.0.0, et inversément bien sûr.

 

Deux petites remarques s'imposent. Tout d'abord, vous l'aurez compris, c'est donc grâce à des routeurs que différents sous-réseaux d'un réseau de classe C peuvent communiquer entre eux, par exemple l'ordinateur 192.168.0.2 avec l'ordinateur 192.168.0.120 d'un réseau de classe C subdivisé en 8 sous-réseaux (masque de sous réseau 255.255.255.224). La seconde remarque est d'ordre plus pratique : vous retiendrez que Windows 95 n'est pas capable de faire du routage, bien qu'il soit tout à fait possible d'installer deux cartes réseaux (avec des IP différents) dans un ordinateur tournant sous ce système; par contre, Windows NT 4.0, même en version Workstation, est capable d'une telle fonction.

 

Question pertinente : pourquoi subdiviser et ne pas faire de “méga” réseaux ?
Les deux points suivants expliquent en partie pourquoi on procède ainsi.

 

  1. Limiter le trafic sur un tronçon donné. Imaginons deux réseaux locaux A et B séparés par un routeur. Lorsque des ordinateurs de A discutent avec des ordinateurs de B, le routeur a pour rôle de transmettre l'information du réseau A vers le réseau B (et inversément). Par contre, si des ordinateurs de A s'échangent entre eux des données, il n'y a pas de raison qu'ils encombrent inutilement le trafic sur le réseau B, et c'est bien pour cette raison que les réseaux A et B sont distincts.

    Autre évidence : si le réseau A tombe en panne, le réseau B n'en est pas affecté. C'est d'ailleurs l'avantage principal de subdiviser : éviter qu'un ennui technique qui pourrait rester localisé ne perturbe la totalité du réseau

  2. Autre aspect non négligeable : le broadcast (diffusion). Vous ne le savez peut-être pas, mais dans votre dos, les ordinateurs sont de grands bavards : ils ne cessent de causer entre eux pour signaler leur présence ou se mettre d'accord sur les protocoles qu'ils sont capables de comprendre. Pensez un peu si Internet n'était constitué que d'un seul segment : le broadcast seul des ordinateurs utiliserait l'intégralité de la bande passante avant même qu'un seul octet de données ait pu être transmis ! Pour cette raison, le travail des routeurs est non seulement de faire transiter les paquets IP, mais aussi de filtrer le broadcast local qui n'intéresse pas la planète entière. Vous comprendrez par là que les routeurs jouent un rôle essentiel pour éviter la saturation du trafic.

Disons encore quelques mots sur l'acheminement des paquets IP. Vous comprenez maintenant que lorsqu'un ordinateur doit acheminer un paquet IP, il vérifie tout d'abord s'il peut le transmettre directement (grâce au masque de sous-réseau); s'il ne peut pas, il l'envoie bêtement, sans réfléchir, au routeur par défaut. A partir de là, les routeurs sont généralement configurés pour savoir où diriger les paquets IP qui leur sont confiés; les routeurs bavardent entre eux (à l'aide de protocoles particuliers de routage, RIP ou OSPF par exemple) pour savoir quelle est la meilleure route (la plus courte généralement) pour qu'un paquet IP atteigne sa destination. De même, si une route est soudainement interrompue, les routeurs sont capables de se reconfigurer et proposer des nouvelles routes de secours.

 

Or le protocole IP néglige un point crucial : il ne vérifie nullement le bon acheminement des paquets IP. En d'autres termes, l'ordinateur expéditeur, dans le protocole IP, ne fait qu'envoyer le paquet IP plus loin; il ne s'intéresse pas du tout de savoir si le paquet a bien été reçu ou s'il a été endommagé pendant le transfert !

 

Qui doit donc assurer l'intégrité point à point, si ce n'est IP ? La réponse : son copain, TCP.

 

Le protocole de contrôle de transmission ou TCP (Transmission Control Protocol) vérifie donc le bon acheminement d'un paquet IP. Cela se fait de la façon suivante. Admettons que A veuille transmettre un paquet IP à B. A envoie (un peu à l'aveugle) son paquet IP à B, un peu comme une bouteille à la mer. Tant que A ne recevra pas un accusé de réception de B lui indiquant que ce dernier a bien reçu le paquet IP dans son intégrité (grâce à l'en-tête de total de contrôle), il renverra à intervalles réguliers le même paquet IP à B. Il n'arrêtera d'envoyer ce paquet qu'à la confirmation de B. Ce dernier agira ensuite de même s'il doit transmettre le paquet plus loin. Si B constate que le paquet qu'il a reçu est abimé, il n'enverra pas de confirmation, de manière à ce que A lui renvoie un paquet “neuf”.

 

TCP fournit d'autres services sur lequels je ne m'attarderai pas ici. On résumera rapidement les principales fonctionnalités du protocole TCP ainsi :

 

  • l'établissement d'une liaison
  • le séquençage des paquets
  • le contrôle de flux
  • la gestion d'erreurs
  • le message d'établissement d'une liaison

 

On entend par “contrôle de flux” la capacité de TCP, entre autres, de reconstituer l'information originale à partir de paquets IP arrivés (souvent) dans le désordre le plus absolu.

 

C'est aussi TCP qui gère la notion de “sockets” (ports) dont je parle dans la partie concernant la façon de configurer un réseau local et le connecter à Internet.

Le système de désignation de noms (DNS)

Maintenant que vous avez compris (j'espère !) comment circulent les paquets IP à travers Internet, il me reste à donner rapidement quelques explications sur le système de désignation de noms, en anglais Domain Name System (DNS). Vous avez vu plus haut que tout ordinateur connecté à Internet possède un numéro IP qui lui est propre. Pour communiquer avec un autre ordinateur, il vous faut connaître son adresse IP. Or, lorsque vous “surfez” sur le net, vous écrivez très rarement de tels numéros dans votre browser. C'est tout simplement que vous faites appel, sans le savoir, à un serveur DNS.

 

Un serveur DNS est simplement une machine qui associe le numéro IP à une adresse plus facilement mémorisable, bref une sorte d'annuaire téléphonique pour Internet. Ainsi, la machine qui répond lorsque vous tapez http://www.microsoft.com dans votre browser possède en fait l'adresse IP 207.68.137.65. Si vous tapiez http://207.68.137.65, vous obtiendriez exactement le même résultat. Un (ou plusieurs) serveur DNS se trouvent généralement chez votre provider; vous avez d'ailleurs sûrement reçu une feuille de configuration vous indiquant une ou deux adresses IP pour ces serveurs lors de la configuration de votre connexion à votre provider.

 

Une manière simple de constater l'utilité d'un serveur DNS est d'ouvrir (sous Windows 95) une fenêtre DOS, et de taper ping 'adresse de l'hôte', par exemple ping www.microsoft.com. “Ping” est une fonction très utile dans l'établissement de réseau : c'est une commande qui envoie un paquet IP tout simple à un ordinateur et lui demande simplement de répondre.
Sous Windows 95, quatre paquets IP sont envoyés, et si vous avez avez tapé 'ping www.microsoft.com' par exemple, votre ordinateur devrait ensuite vous écrire une ligne de type :

pinging www.microsoft.com [207.68.137.65] with 32 bytes of data

 

suivie de quatre lignes de la forme :
 reply from 207.68.137.65: bytes=32 time=550ms TTL=128

 

 

 

Ces quatre dernières lignes vous indiquent que le serveur Microsoft a répondu à vos appels et vous montrent le temps total qu'a pris la transaction pour chaque ping (par exemple 550 millisecondes). Vous noterez surtout que le serveur DNS de votre provider aura fait automatiquement la translation www.microsoft.com <-> 207.68.137.65.

 

PS : J'ai parlé plus haut de l'adresse IP réservée 127.0.0.1, dite adresse de boucle; un ping sur cette adresse correspond à un ping “sur soi-même”, ce qui permet de tester la bonne marche de la carte réseau.

Résumé et exemples

Résumons en quelques points ce que nous avons vu sur les réseaux TCP/IP.

 

  1. Chaque ordinateur sur Internet possède une adresse IP, par exemple 195.235.4.6
  2. Les adresses IP définissent les termes de réseaux ou de sous-réseaux. C'est un organisme international, l'Internic, qui attribue les différentes adresses ou les différents réseaux (classe A, B, C). Ce sont ensuite les entreprises qui ont acheté les réseaux qui peuvent les subdiviser en sous-réseaux grâce à l'utilisation de masques de sous-réseaux adéquats.
  3. De nombreuses adresses IP ne sont pas utilisées.
    • L'Internic tout d'abord conserve des adresses utilisables à des fins privées, par exemple les adresses de type 192.168.0.x
    • L'administrateur d'un réseau doit toujours mettre de côté trois adresses IP par sous-réseau : l'adresse de sous-réseau (par exemple 192.168.0.0), l'adresse de diffusion (par exemple 192.168.0.255) et l'adresse du routeur par défaut.
  4. Pour communiquer, l'ordinateur expéditeur fragmente l'information à envoyer en de nombreux paquets IP qui contiennent, outre l'information, les adresses IP de l'expéditeur et du destinataire ainsi qu'un en-tête de total de contrôle.
  5. Les paquets IP ne peuvent être transmis directement qu'à un ordinateur du même sous-réseau (défini par le masque de sous-réseau). Si l'ordinateur destinataire ne peut être atteint, l'ordinateur expéditeur envoit le paquet IP à l'adresse du routeur par défaut qui lui a été spécifié.
  6. Le routeur est une machine qui fait transiter les paquets d'un réseau à un autre (ou d'un sous-réseau à un autre) et qui utilise donc plusieurs adresses IP (une sur chacun des sous-réseaux couverts). Par exemple, un routeur possédant les deux adresses IP 196.129.0.1 et 197.160.40.91 peut faire passer des paquets IP du réseau 196.129.0.0 au réseau 197.160.40.0, et inversément.
  7. Le protocole IP ne s'occupe que de l'acheminement des paquets IP. La vérification du transfert de l'intégrité des données est effectuée par le protocole TCP.

Si vous désirez maintenant approfondir un peu le sujet, consultez   le protocole TCP/IP (avancé).

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Le modèle TCP/IP Introduction

Posté par 24ss le 28 janvier 2009

Le modèle TCP/IP Introduction    
Introduction

TCP/IP désigne communément une architecture réseau, mais cet acronyme désigne en fait 2 protocoles étroitement liés : un protocole de transport, TCP (Transmission Control Protocol) qu'on utilise “par-dessus” un protocole réseau, IP(Internet Protocol). Ce qu'on entend par “modèle TCP/IP”, c'est en fait une architecture réseau en 4 couches dans laquelle les protocoles TCP et IP jouent un rôle prédominant, car ils en constituent l'implémentation la plus courante. Par abus de langage, TCP/IP peut donc désigner deux choses : le modèle TCP/IP et la suite de deux protocoles TCP et IP.

Le modèle TCP/IP, comme nous le verrons plus bas, s'est progressivement imposé comme modèle de référence en lieu et place du modèle OSI. Cela tient tout simplement à son histoire. En effet, contrairement au modèle OSI, le modèle TCP/IP est né d'une implémentation ; la normalisation est venue ensuite. Cet historique fait toute la particularité de ce modèle, ses avantages et ses inconvénients.

L'origine de TCP/IP remonte au réseau ARPANET. ARPANET est un réseau de télécommunication conçu par l'ARPA (Advanced Research Projects Agency), l'agence de recherche du ministère américain de la défense (le DOD : Department of Defense). Outre la possibilité de connecter des réseaux hétérogènes, ce réseau devait résister à une éventuelle guerre nucléaire, contrairement au réseau téléphonique habituellement utilisé pour les télécommunications mais considéré trop vulnérable. Il a alors été convenu qu'ARPANET utiliserait la technologie de commutation par paquet (mode datagramme), une technologie émergeante promettante. C'est donc dans cet objectif et ce choix technique que les protocoles TCP et IP furent inventés en 1974. L'ARPA signa alors plusieurs contrats avec les constructeurs (BBN principalement) et l'université de Berkeley qui développait un Unix pour imposer ce standard, ce qui fut fait.

Description du modèle

2.1 - Un modèle en 4 couches

 

Le modèle TCP/IP peut en effet être décrit comme une architecture réseau à 4 couches :

 

 

 

Le modèle OSI a été mis à côté pour faciliter la comparaison entre les deux modèles.

 

2.2 - La couche hôte réseau

 

Cette couche est assez “étrange”. En effet, elle semble “regrouper” les couches physique et liaison de données du modèle OSI. En fait, cette couche n'a pas vraiment été spécifiée ; la seule contrainte de cette couche, c'est de permettre un hôte d'envoyer des paquets IP sur le réseau. L'implémentation de cette couche est laissée libre. De manière plus concrète, cette implémentation est typique de la technologie utilisée sur le réseau local. Par exemple, beaucoup de réseaux locaux utilisent Ethernet ; Ethernet est une implémentation de la couche hôte-réseau.

 

2.3 - La couche internet

 

Cette couche est la clé de voûte de l'architecture. Cette couche réalise l'interconnexion des réseaux (hétérogènes) distants sans connexion. Son rôle est de permettre l'injection de paquets dans n'importe quel réseau et l'acheminement des ces paquets indépendamment les uns des autres jusqu'à destination. Comme aucune connexion n'est établie au préalable, les paquets peuvent arriver dans le désordre ; le contrôle de l'ordre de remise est éventuellement la tâche des couches supérieures.

Du fait du rôle imminent de cette couche dans l'acheminement des paquets, le point critique de cette couche est le routage. C'est en ce sens que l'on peut se permettre de comparer cette couche avec la couche réseau du modèle OSI.

La couche internet possède une implémentation officielle : le protocole IP (Internet Protocol).

Remarquons que le nom de la couche (”internet”) est écrit avec un i minuscule, pour la simple et bonne raison que le mot internet est pris ici au sens large (littéralement, “interconnexion de réseaux”), même si l'Internet (avec un grand I) utilise cette couche.
 

2.4 - La couche transport

 

Son rôle est le même que celui de la couche transport du modèle OSI : permettre à des entités paires de soutenir une conversation.

Officiellement, cette couche n'a que deux implémentations : le protocole TCP (Transmission Control Protocol) et le protocole UDP (User Datagram Protocol). TCP est un protocole fiable, orienté connexion, qui permet l'acheminement sans erreur de paquets issus d'une machine d'un internet à une autre machine du même internet. Son rôle est de fragmenter le message à transmettre de manière à pouvoir le faire passer sur la couche internet. A l'inverse, sur la machine destination, TCP replace dans l'ordre les fragments transmis sur la couche internet pour reconstruire le message initial. TCP s'occupe également du contrôle de flux de la connexion.

UDP est en revanche un protocole plus simple que TCP : il est non fiable et sans connexion. Son utilisation présuppose que l'on n'a pas besoin ni du contrôle de flux, ni de la conservation de l'ordre de remise des paquets. Par exemple, on l'utilise lorsque la couche application se charge de la remise en ordre des messages. On se souvient que dans le modèle OSI, plusieurs couches ont à charge la vérification de l'ordre de remise des messages. C'est là une avantage du modèle TCP/IP sur le modèle OSI, mais nous y reviendrons plus tard. Une autre utilisation d'UDP : la transmission de la voix. En effet, l'inversion de 2 phonèmes ne gêne en rien la compréhension du message final. De manière plus générale, UDP intervient lorsque le temps de remise des paquets est prédominant.
 

2.5 - La couche application

 

Contrairement au modèle OSI, c'est la couche immédiatement supérieure à la couche transport, tout simplement parce que les couches présentation et session sont apparues inutiles. On s'est en effet aperçu avec l'usage que les logiciels réseau n'utilisent que très rarement ces 2 couches, et finalement, le modèle OSI dépouillé de ces 2 couches ressemble fortement au modèle TCP/IP.

Cette couche contient tous les protocoles de haut niveau, comme par exemple Telnet, TFTP (trivial File Transfer Protocol), SMTP (Simple Mail Transfer Protocol), HTTP (HyperText Transfer Protocol). Le point important pour cette couche est le choix du protocole de transport à utiliser. Par exemple, TFTP (surtout utilisé sur réseaux locaux) utilisera UDP, car on part du principe que les liaisons physiques sont suffisamment fiables et les temps de transmission suffisamment courts pour qu'il n'y ait pas d'inversion de paquets à l'arrivée. Ce choix rend TFTP plus rapide que le protocole FTP qui utilise TCP. A l'inverse, SMTP utilise TCP, car pour la remise du courrier électronique, on veut que tous les messages parviennent intégralement et sans erreurs.

Comparaison avec le modèle OSI et critique

Comparaison avec le modèle OSI

 

Tout d'abord, les points communs. Les modèles OSI et TCP/IP sont tous les deux fondés sur le concept de pile de protocoles indépendants. Ensuite, les fonctionnalités des couches sont globalement les mêmes.

Au niveau des différences, on peut remarquer la chose suivante : le modèle OSI faisait clairement la différence entre 3 concepts principaux, alors que ce n'est plus tout à fait le cas pour le modèle TCP/IP. Ces 3 concepts sont les concepts de services, interfaces et protocoles. En effet, TCP/IP fait peu la distinction entre ces concepts, et ce malgré les efforts des concepteurs pour se rapprocher de l'OSI. Cela est dû au fait que pour le modèle TCP/IP, ce sont les protocoles qui sont d'abord apparus. Le modèle ne fait finalement que donner une justification théorique aux protocoles, sans les rendre véritablement indépendants les uns des autres.

Enfin, la dernière grande différence est liée au mode de connexion. Certes, les modes orienté connexion et sans connexion sont disponibles dans les deux modèles mais pas à la même couche : pour le modèle OSI, ils ne sont disponibles qu'au niveau de la couche réseau (au niveau de la couche transport, seul le mode orienté connexion n'est disponible), alors qu'ils ne sont disponibles qu'au niveau de la couche transport pour le modèle TCP/IP (la couche internet n'offre que le mode sans connexion). Le modèle TCP/IP a donc cet avantage par rapport au modèle OSI : les applications (qui utilisent directement la couche transport) ont véritablement le choix entre les deux modes de connexion.
 

Critique

 

Une des premières critiques que l'on peut émettre tient au fait que le modèle TCP/IP ne fait pas vraiment la distinction entre les spécifications et l'implémentation : IP est un protocole qui fait partie intégrante des spécifications du modèle.

Une autre critique peut être émise à l'encontre de la couche hôte réseau. En effet, ce n'est pas à proprement parler une couche d'abstraction dans la mesure où sa spécification est trop floue. Les constructeurs sont donc obligés de proposer leurs solutions pour “combler” ce manque. Finalement, on s'aperçoit que les couches physique et liaison de données sont tout aussi importantes que la couche transport. Partant de là, on est en droit de proposer un modèle hybride à 5 couches, rassemblant les points forts des modèles OSI et TCP/IP :

  
Modèle hybride de référence

C'est finalement ce modèle qui sert véritablement de référence dans le monde de l'Internet. On a ainsi gardé la plupart des couches de l'OSI (toutes, sauf les couches session et présentation) car correctement spécifiées. En revanche, ses protocoles n'ont pas eu de succès et on a du coup gardé ceux de TCP/IP.

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Comment câbler à la maison

Posté par 24ss le 28 janvier 2009

Comment câbler à la maison    
1ère partie : le matériel

Préambule :

Le matériel dépend du prix que l'on est prêt à consacrer à l'opération et de la nature (volant ou fixe) du câblage que l'on compte réaliser.

 

Après avoir opté pour le coaxial en 1994 parce que c'était ce qu'il y avait de moins cher à mettre en oeuvre (pas besoin de concentrateur (hub), j'ai agrandi avec un hub en 1999 contraint et forcé par l'arrivée d'un modem-câble à la maison, pour l'accès internet. Rapidement, j'ai converti les machines les plus proches au RJ-45, ce qui ne m'a coûté que le câble car toutes mes anciennes cartes réseaux étaient des cartes duo (BNC/RJ-45) ou combo (AUI/BNC/RJ-45). En effet la fragilité du coaxial (essentiellement à cause des raccordements sertis) finissait par me donner de l'urticaire chaque fois qu'il fallait pourchasser la panne à travers le bureau et les chambres équipées.

Maintenant, j'en ai assez de me prendre les pieds dans les fils qui traînent partout (photo ci-contre) et j'ai donc décidé de câbler ma maison, le plus proprement possible

Evidemment, il existe tout un tas de situations intermédiaires entre les fils qui traînent partout et le câblage radical de la maison. Mettons simplement cela sur le compte de l'âge. De toute façon, ma maison est un vrai fatras et le restera toujours. Disons que, à partir de maintenant, le réseau n'y sera pour rien.

Inventaire d'une partie du matériel mis en oeuvre

Connecteur RJ-45 (parfois appelé plug RJ-45)

Embout protecteur (facultatif)

Le câble lui-même, ici en carton-dévidoir. La norme, elle, voudrait qu'on utilise uniquement du câble en touret de façon qu'il n'y ait aucun risque de torsion du câble lors de la pose. Le câble doit êtr de catégorie 5 (au moins). J'ai choisi le moins cher, donc non écranté (UTP= non blindé). Il est évident que cela impose un environnement totalement exempt de perturbations électromagnétiques. Cela ne me pose aucun problème en 10 Mb. Pour être tranquille, vous pouvez prendre du câble FTP.
La pince à sertir (indispensable). La pince ci-contre est une pince universelle. Coûteuse, elle peut-être remplacée avec profit par une pince RJ-45 aux alentours de 100-120 F en entrée de gamme.
Pince universelle à compléter avec les paires de machoires utilisées (dans notre cas, il faudra du RJ-45)
Prise murale double et ses accessoires, serre-câble, vis, collant double face, plaquettes signalétiques et notice de montage.
Vue des deux prises RJ-45, volets fermés
Ouverture d'un volet montrant les contacts

Prise double vue de l'intérieur

Code des couleurs, au niveau des contacts auto-dénudants, correspondant aux normes EIA/TIA 568A et 568B. Vous pourrez vérifier la norme 568B avec le tableau fourni dans la section suivante. On peut noter que la différence entre les deux consiste en une permutation des paires 1 et 2 (fils 1-2 et 3-6).

 fabriquer un câble RJ-45/RJ-45    
Sertir votre premier connecteur

Avant toute chose, si vous avez choisi de mettre des embouts protecteurs, enfilez cet embout sur le câble, partie évasée vers l'extrémité du câble. Si vous oubliez pour le premier vous pouvez encore l'enfiler dans l'autre sens par l'autre extrémité mais si vous oubliez le second alors que la première prise est sertie, alors c'est trop tard. Certains embouts maintenant peuvent se poser après coup car ils sont munis d'une charnière et de clips du cotés opposé pour les refermer ; c'est bien pour les distraits.

 

Si vous n'avez pas choisi l'option coûteuse, alors vous n'avez pas d'outil à dégainer les câbles. Vous pouvez agir de la façon suivante. Commencer à couper la gaine du câble avec précaution (j'utilise personnellement une paire de ciseaux pointus dont j'introduis une des pointes sous la gaine, pour entamer, et j'agrandis en écartant avec les doigts) jusqu'à pouvoir attraper correctement le fil à dégainer. Ce saisir de celui-ci et tirer pour continuer à couper la gaine.

 

Une fois le câble dégainé sur une longueur suffisante, couper la gaine et le fil à dégainer puis séparer les paires délicatement.

 

Enfiler l'embout de protection Utilisation du fil à dégainer Séparation des paires

 

Puis détoronner chaque paire et placer les fils dans leur position définitive, en suivant la norme choisie (ici, EIA/TIA 568B).

 

Ensuite, bien détordre les fils pour qu'ils soient le plus rectilignes possibles (sans les étirer) et les placer parallèlement les uns aux autres.

 

Norme EIA/TIA 568B Séparation des fils
et mise en ordre
Fils ordonnés
avant égalisation
Prise RJ-45 Câble
Paire Points Couleur
2 1 Blanc/Orange
2 2 Orange
3 3 Blanc/Vert
1 4 Bleu
1 5 Blanc/Bleu
3 6 Vert
4 7 Blanc/Marron
4 8 Marron

 

Prendre la partie coupante de la pince à sertir et couper l'ensemble de façon que les extrémités des fils soient bien alignées et que leur longueur hors gaine ne soit pas trop importante. N'oubliez pas qu'il faudra que la gaine pénètre également dans le connecteur RJ-45, jusque sous le triangle de plastique qui bascule et la coince, lors du sertissage.

 

Maintenir les fils bien serrés et se saisir d'un connecteur RJ-45 maintenu contacts vers le haut. Engager maintenant, sans desserrer les doigts, les fils dans le connecteur.

Astuce : vous aller être obliger de desserrer vos doigts et de les reculer pour pouvoir enfoncer plus avant les fils. Or, à ce stade, ils ne sont pas encore engagés dans leurs canaux individuels. C'est là, en général, qu'ils se décroisent et qu'il faut les ressortir et recommencer. Pour éviter cela, introduire les fils avec une forte inclinaison verticale de façon que les fils touchent le plastique du connecteur à la fois en haut (du côté de vos doigts) et en bas (par leurs extrémités). Ensuite reculez tout doucement vos doigts en maintenant la pression des extrémités sur le plastique et pousser doucement jusqu'à ce que les fils commencent à s'engager dans leurs canaux individuels.

Dès que les fils commencent à s'engager dans leurs canaux individuels, s'arrêter pour vérifier qu'aucun d'entre eux ne s'est déplacé et que l'ordre est toujours respecté.

 

Avant de sertir, bien vérifier que les huits fils arrivent bien au bout de leur canal, au contact du plastique du bout de la prise. Il n'y a qu'à regarder la prise par en-dessous, puis de face pour le vérifier.

Vérification de l'ordre des fils,
avant la poussée finale
Vue de dessous,
en fin de course
Vue de face,
en fin de course

Maintenant, attrapez votre pince à sertir, mettez le connecteur en place jusqu'en butée (si la pince n'est pas munie de butée, faites jouer ce rôle à un de vos doigts) et serrez. Ceci a pour effet d'introduire les griffes des contacts dans les fils, en perçant l'isolant, et de bascule le prisme de plastique qui va coincer la gaine, à l'entrée du connecteur.

Câble droit et câble croisé

Câble droit :

Pour faire ce que l'on appelle un câble droit, vous devez sertir les deux prises RJ-45 de la même façon (même ordre des couleurs). Ce genre de câble est le plus courant. C'est par exemple le câble qui va d'une prise (ordinaire) du hub vers la prise de votre adaptateur réseau, sur le micro-ordinateur.

 

Dans les prises câblées à l'économie, il se peut que seules les paires 2 et 3 soient câblées. C'est non conforme, mais on ne peut pas dire que cela ne marche pas, du moins en 10 base T et 100 base T, puisque seules ces paires sont utilisées. De fait, si un jour vous êtes à l'étroit, vous ne pourrez pas mettre un dédoubleur de prise puisqu'il manquera 2 paires sur 4. Et puis si un jour on se retrouve face à une technologie qui occupe les 4 paires, il faudra refaire le travail. Pour ces raisons, je vous recommande de tout câbler.
 Voici les tableaux de câblage de deux catégories de câbles courantes.

Câble norme EIA/TIA 568B
100 Ohms
Câble norme IBCS
120 Ohms

Prise 1 Prise 2
Points Couleur Points Couleur
1 Blanc/Orange 1 Blanc/Orange
2 Orange 2 Orange
3 Blanc/Vert 3 Blanc/Vert
4 Bleu 4 Bleu
5 Blanc/Bleu 5 Blanc/Bleu
6 Vert 6 Vert
7 Blanc/Marron 7 Blanc/Marron
8 Marron 8 Marron

Prise 1 Prise 2
Points Couleur Points Couleur
1 Gris 1 Gris
2 Blanc 2 Blanc
3 Rose 3 Rose
4 Orange 4 Orange
5 Jaune 5 Jaune
6 Bleu 6 Bleu
7 Violet 7 Violet
8 Marron 8 Marron

Câble croisé :

 

Pour un câble croisé, vous devez permuter respectivement les couleurs des paires 2 et 3 ainsi que celles des paires 1 et 4. Ce genre de câble sert, par exemple, à raccorder deux hubs quand aucun des deux ne dispose de ce que l'on appelle un port croisé (ou daisy-chain ou uplink ? ou … etc.) ou surtout deux ordinateurs quand vous n'en avez que deux et que vous voulez économiser un hub.

 

Ci-dessous le tableau résumé. Les points sont numérotés de la même façon pour les deux prises, c'est-à-dire de gauche à droite, en regardant la prise par dessous (contacts dorés visibles vers vous).

Câble norme EIA/TIA 568B
100 Ohms
Câble norme IBCS
120 Ohms

Prise 1 Prise 2
Points Couleur Points Couleur
1 Blanc/Orange 1 Blanc/ Vert
2 Orange 2 Vert
3 Blanc/Vert 3 Blanc/Orange
4 Bleu 4 Marron
5 Blanc/Bleu 5 Blanc/Marron
6 Vert 6 Orange
7 Blanc/Marron 7 Blanc/Bleu
8 Marron 8 Bleu

Prise 1 Prise 2
Points Couleur Points Couleur
1 Gris 1 Rose
2 Blanc 2 Bleu
3 Rose 3 Gris
4 Orange 4 Marron
5 Jaune 5 Violet
6 Bleu 6 Blanc
7 Violet 7 Jaune
8 Marron 8 Orange

Contraintes de câblage :

 

Quelques contraintes à connaître (il y en a beaucoup) je ne cite que les plus importantes.

 

  • Ne pas tirer sur les câbles de façon à ne pas augmenter le pas de torsade
  • Ne pas couder le câble trop brutalement (rayon de courbure)
  • Une fois les fils coupés à la même longueur et sertis ils ne doivent pas être dépairés (torsade défaite) sur plus de 13mm (ce qui signifie forcément que le câble est bien serti sur sa gaine et non pas sur les fils).
  • Pour les câbles qui courent d'une pièce à l'autre de la maison, ne jamais dépasser 90m (bon je pense que ce problème ne concerne que les grands propriétaires terriens :-)
  • Eviter les perturbations électromagnétiques, surtout si le câble est non blindé. Cela veut dire : ne pas passer près des lampes au néon, des moteurs électriques, etc.

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Mettre une adresse ip locale fixe sous Vista

Posté par 24ss le 26 janvier 2009

Mettre une adresse ip locale fixe sous Vista

  • Demarrer/panneau de configuration/reseau internet/centre reseau et partage
  • Dans centre réseau et partage cliquez sur voir le “statut/propriété” comme sur l'image ci-dessous :
  • Cliquez sur “continuer” choisissez “protocole internet version 4/propriété statut/propriété” comme sur l'image ci-dessous :

Cochez “utiliser l'adresse IP suivante” et entrez “192.168.1.2″ (192.168.1.x est votre type d'adresse réseau et 2 est le numéro de l'ordinateur dans ce réseau, mettez le numéro que vous voulez assigner à votre ordinateur)

  • Pour masque de réseau, mettez “255.255.255.0″
  • Pour passerelle par défaut, mettez l'adresse IP de votre modem/routeur, ici “192.168.1.1″
  • Pour DNS (primaire et secondaire), entrez ceux de votre fournisseur d'accés internet ou l'adresse IP locale de votre modem/routeur 192.168.1.1
  • Fermez les fenêtres en faisant “Ok”, puis encore “ok” et enfin “Fermer”

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CCNA Exam 640-802 Study Material

Posté par 24ss le 18 janvier 2009

CCNA Exam 640-802 Study Material

 

 P4S CCNA 2.93
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http://lix.in/2e48eee5

TestInside CCNA 640-802 v12
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Pass4sure CCNA 2.83 with Explaination
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http://rapidshare.com/files/66638696…xplanation.pdf

Pass4sure 640-802 2.73
CODE
http://www.4shared.com/file/27465557…40-802273.html
OR
http://rapidshare.com/files/65571958/640-8022.73.rar

New Ccna Exam 640-802, Icnd1, CCENT/CCNA ICND1 Official Exam Cert. Guide/Cisco Press/Wendell Odom
CODE
http://rapidshare.com/files/55760035…-2007.rar.html
pass: Sadikhov

New Ccna Track, New Exams: CCNA Discovery and CCNA Exploration
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http://rapidshare.com/files/33714075/CCNA.rar

Unicert (same as P4$) 640-802
CODE
http://rapidshare.com/files/58126733/640-802.exe

CCNA 640-802 Stuff
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http://rapidshare.com/files/56150885…_2007.rar.html
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http://rapidshare.com/files/56168949…GUIDE.rar.html

Cisco Press CCNA 640-802 and Portable command guide (August 2007)
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Sybex.CCNA.Cisco. Certified. Network.Associat e.Study.Guide. Exam.640- 802.6th.Edition
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OR
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Sybex Cisco CCNA Study Guide Exam 640-802 6th Edition
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Cisco Press CCNA Portable Command Guide 2nd Edition Jul 2007
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Todd Lammle - Ccna 640-802 6th Edition Cd
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ICND2 - CCNA
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ICND1 - Appendexes
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http://www.gigasize.com/get.php/3316…andrenunes.rar
just 3.1 link :
http://www.megaupload.com/?d=0XMGVESM

CCNA Simulators

Routersim Network Visualizer 6.0 (Thnx boy_de_ghet)
CODE
http://rapidshare.com/files/65768515…v6.0.part1.rar
http://rapidshare.com/files/65765428…v6.0.part2.rar
http://rapidshare.com/files/65757905…v6.0.part3.rar

Boson Netsim For Ccnp 7.02 (Thnx teak)
CODE
http://rapidshare.com/files/66566459/ccnp_netsim7.exe
OR
http://mihd.net/xp9dah

Installation instruction : (Thnx kri)
1) Download boson CCNP netsim7 from www.boson.com (it is 7.02 version)
2) install it, file name is 'ccnp_netsim7.exe'
3) open netsim7, click on 'Use demo version' and then update it. it will become 7.04 version. it is still demo version.
we can not configure router, pc etc in demo mode. that is if u use 'configure terminal' command,
it will not be execute.
[how to update manually(this for those who don't have net in home):
updater only change this file (i) Boson_NetSim.exe (ii)LabCompiler.exe (iii)version.ini . so copy this file from other
updated ccnp netsim7.04 from other PC to your PC in 'D:\Program Files\Boson Software\Boson NetSim for CCNP 7.0' ]
4) Close netsim7
5) replace 'D:\Documents and Settings\All Users\Application Data\Boson Software\Boson NetSim for CCNP
7.0\mscon43demo.dll'[this file is hidden so go to 'tool' menu then 'folder option' do appropriate action in 'my computer'
window] with this cracked 'http://rapidshare.com/files/66566624/mscon43demo.dll'
6) Still you have to click on 'use demo version' but u can now use all command

Copy & overwrite existing mscon43demo.dll to:
Vista——- \ProgramData\Boson Software\Boson NetSim for CCNP 7.0\
XP ——— \Documents and Settings\All Users\Application Data\Boson Software\Boson NetSim 7

BOSON NETSIM CCNA 6.0 FINAL
CODE
http://rapidshare.de/files/21794114/…final.zip.html
OR
http://rapidshare.com/files/42345294…r_ccna_6.0.zip

Netvisulizer 4.0 Thnx stuff9999
CODE
http://rapidshare.com/files/57429322/NETVis4.part01.rar
http://rapidshare.com/files/57432807/NETVis4.part02.rar
http://rapidshare.com/files/57436196/NETVis4.part03.rar
http://rapidshare.com/files/57439581/NETVis4.part04.rar
http://rapidshare.com/files/57442523/NETVis4.part05.rar

VLAN Tutorial by cisco Thnx stuff9999
CODE
http://rapidshare.com/files/56311508…l_by_Cisco.rar

CCNA FLASH Thnx stuff9999
CODE
http://rapidshare.com/files/56311949/CCNA_LAB_swf.rar

NETVISUALIZER 5.0.11 WORKING (NEW 10 Oct) !
CODE
http://rapidshare.de/files/36407305/…pdate.rar.html

NETVISUALIZER 5.0.8 WORKING
CODE
http://www.megaupload.com/?d=6RQ5B485

FILES TO ADD IN BOSON NETSIM 6 & NETVISUALIZER 5.0.8 WITH VTP SIM & OSPF SIM
CODE
http://rapidshare.de/files/18480184/sim.rar.html

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P2P Privé, Simple et Rapide!

Posté par 24ss le 11 janvier 2009

P2P Privé, Simple et Rapide!

screen capture of HFS - HTTP File Server

Voici HFS v2.1d (dernier en date!).

HFS est un serveur ftp d'une grande simplicité; par simple glisser déposer d'un fichier dans la fenêtre,HFS vous affiche un lien constitué de votre adresse IP publique et le nom du fichier. Il ne reste plus qu’à envoyer l'URL au déstinataire pour le télécharger. Tout cela sans installation et sans serveur ftp!
De plus,
HFS possède un grand nombre de fonctions, avec entre autre la possibilité de gérer des membres avec droits d'accès
A préciser aussi que vous pouvez utiliser HFS pour par exemple publier votre site internet

L'adresse de la documentation complète et en français de HFS est disponible dans l'archive afin de vous aider à comprendre tout dans les détails.

Lien:
http://rapidshare.com

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Home Ftp Server v1.4.4.82

Posté par 24ss le 8 janvier 2009

Home Ftp Server v1.4.4.82
http://www.nucleus-fr.org/image/Nucleuscategories/outils.jpg
Ftp server il est facile employer que. Vous pouvez avoir partagé des dossiers dans le votre avec la plupart de confort.

Taille : 1.25 Mo

Lien : ddl

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Serv-U.FTP.Server.v6.4.0.5

Posté par 24ss le 8 janvier 2009

Serv-U.FTP.Server.v6.4.0.5

alt

Description:

creé to ftp maison en 10 min

Lien direct:
http://rapidshare.com/files/173449360/Serv-U.FTP.Server.v6.4.0.5.rar

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